Dans le cas d’EN CHUTE, il faudrait que chacun des trois chemins/lectures qui composent le spectacle (c’est-à-dire le jeu, la musique, et la scénographie) soit développé quasi indépendamment des deux autres chemins, mais à partir de données communes tirées de la pièce de Thomas Morison. Aussi, les concepteurs ont-ils en quelque sorte l’obligation d’anticiper et donc de se représenter les interactions probables des trois lectures synchroniques (chacune d’entre-elles accompagnant — avec souplesse — les deux autres).
La partition (ou la représentation graphique de la performance) d’EN CHUTE doit donc tracer le parcours individuel des trois chemins selon une échelle commune : celle de la durée de la performance (axe des X).
Esquisse d'une possible partition
Cette approche graphique nous permettrait de disposer visuellement la suite des événements propres aux trois chemins, de façon à d’abord révéler puis organiser des rencontres. Certaines de ces rencontres seront d’un soir à l’autre fortuites. D’autres, cependant, seront prémédités et serviront donc de points de repères à partir desquels les divers interprètes pourront ajuster leurs performances in médias res.
ESPACE LIBRE
30 mars au 10 avril 2004